Identité bretonne

Prophétie à Locarn

lundi 22 août 2011

L’Institut de réflexion et de prospective réunissant des chefs d’entreprises et décideurs économiques bretons tape du poing sur la table devant l’obstination stérile de la France dans son hyper centralisme pyramidal. Alain Glon, président de l’Institut de Locarn et grand patron de l’agroalimentaire breton dénonce même cette « monopolisation du pouvoir politique et économique par une caste oligarchique ENA-Polytechnique-St Cyr » qui selon lui est responsable du naufrage économique et social français, donc régional. « Dans un pays où les commissaires de police deviennent préfets, notre problème, c’est la France ! » tonne-t-il. « Toutes les énergies locales, dont les forces du monde associatif, sont bridées, étouffées par une administration omnipotente, incapable de se réformer pour faire face à la compétition mondiale. » Son leitmotiv est le fameux principe de l’expérimentation, une sorte de prototype, d’ailleurs maintes fois promis (et non tenu) aux régions. Chez nous, il suffirait que les acteurs bretons, citoyens ou entreprises, soient autorisés à verser 1 % (voire plus) des prélèvements obligatoires qu’ils supportent, à une initiative de leur choix, qu’elle soit de nature entrepreneuriale ou associative. « Imaginez la révolution : un formidable levier de développement ! Avec un contrôle démocratique direct sur l’affectation de vos fonds. » Le fondateur de l’Institut, Joseph Le Bihan ajoute que « la culture n’est pas extérieure à la prospérité. Dans un monde globalisé, les conditions technologiques vont s’égaliser, ce qui fera la différence, c’est la culture. » L’exemple du dynamisme de la Flandre (seulement la partie belge de son territoire) est flagrant. Comme nombre de petits pays nordiques. Autant que la plupart des länders allemands ! En Bretagne, nous montrons au reste de l’hexagone que nos forces vives sont dans les starting-blocks, voyez nos festivals les plus en vue, nos labels, notre rayonnement créatif partout en Europe et au delà, nos capacités militantes ! Seulement voilà, pas moyen d’avancer. Notre problème c’est la France.


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