Identité bretonne

Toute l’histoire simplifiée

dimanche 23 janvier 2011

 1. Les peuples celtes

Un commerce extérieur est organisé à travers toute l’Europe occidentale au moins vers -3000, comme en attestent les concentrations de haches à douilles de fabrication armoricaine, retrouvées aussi en Irlande et en Écosse en moindre quantité. Excellents métallurgistes, les pères de nos pères commercent avec la Bretagne d’outre-Manche en parlant les langues britoniques et importent bientôt le cuivre (-2500). Peuples amateurs de parures et de joaillerie, ils produisent des monnaies et divers objets d’art métalliques qu’ils échangent avec les autres peuples des froids pays du nord, ceux du bassin méditerranéen et d’Ibérie. Les peuples préceltiques exportant autrefois des armes à base de silex, ce que les archéologues modernes ont démontré, leurs descendants connaissent un essor sans précédent. Ils mêlent bientôt le cuivre de Bretagne avec l’étain des rivages d’Armorique et fondent le bronze (-1000). Ils se mettent à produire de nombreux outils et armes que d’audacieux marchands et marins revendent loin d’Armorique, de l’actuelle Hollande à l’Hispanie. En même temps que l’apparition du fer et même de l’or (-800), les habitants de l’Europe de l’ouest, fort peu nombreux, font la connaissance de nouveaux arrivants venus des lointaines contrées indo-européennes, surpeuplées et peu hospitalières sur le plan agronomique.
Ce sont les Celtes, Keltoïs, qui s’installent progressivement vers l’ouest pour les uns, vers le sud-est pour les autres. Dans certaines régions peu ou non-habitées, ils valorisent bien vite leurs nouveaux territoires. Dans les zones plus peuplées, l’intégration se fait rapidement, par la guerre ou pacifiquement, la production métallurgique des autochtones alliées aux qualités hiérarchiques des Celtes encourageant une civilisation organisée et prospère. Ils se répandent par vagues successives et ne gagnent les rives de l’atlantique que tardivement, vers -500.
Certains groupes traversent la Manche vers les îles brittaniques, notamment les Gaels. C’est l’avènement de la souche Brittonique qui ne cessera depuis d’évoluer. En Armorique les peuples celtes s’établissent paisiblement dans des zones plus ou moins peuplées par des sociétés humaines directement héritières du « mégalithisme ». Transformant à jamais ces territoires atlantiques, cet Are Mor Ica, ils donnent leur nom à leurs terres d’accueil dont la consonance est parvenue jusqu’à nous. Abstraction faite des autres régions françaises, les Abricantes ont fondé l’actuel pays d’Avranches, les Cenomanii pour le Mans ou les Andecavii devenu Angers.
Chez nous le bassin de Rennes se souvient des Redones, le pays de Nantes chez les Namnètes, Vannes au pays des Vénètes (les mêmes qui se sont établis sur les bords de l’Adriatique pour fonder Venise), Corseul se rappelle des Coriosolites et l’actuel Finistère des Osismes. La culture celtique fusionnée avec celle des peuples autochtones, dont les ancêtres avaient érigé explicitement les Taol Vaen et, plus proche d’eux les menhirs, marque durablement de son empreinte une civilisation au mode de pensée caractéristique. Leurs contemporains Galates, Grecs et aussi les Égyptiens les tiennent d’ailleurs en grande estime tant leurs aptitudes industrielles, leur maîtrise en orfèvrerie et leur réputation au commerce import-export est remarquable.
Mais l’ordre ne règne pas toujours dans les campagnes et certains villages ou fermes doivent se garantir de belligérants parfois hostiles à l’arrogance de voisins dont l’économie est florissante ou de certains chefs envahissants. Entourés de remparts talutés, murrus gallicus, les agglomérations deviennent ainsi oppidums.
La connaissance et le sacré sont permanents dans les clans, enseignés par les druides qui conseillent aussi la classe dirigeante ou résolvent les antagonismes locaux. Les paysans étant des hommes libres, l’esclavage n’existe pas chez les Celtes ce qui ne les empêchent pas de séquestrer quelques dangereux individus !


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